Nine Inch Nails – The Slip
octobre 27, 2008

« Encore un album de NIN ? Mais quel joli titre ! »
C’est ce que beaucoup se sont dits à la sortie de The Slip, à peine plus de deux mois après le précédent Ghosts I-IV. Loin de prendre ses fans pour des vaches à laits, Trent Reznor a rendu sa dernière œuvre disponible en téléchargement gratuit haute qualité et encodée en FLAC, un format de compression équivalent à la qualité CD. Bon, c’est bien beau de recourir au don généreux par internet, un mode de diffusion plus vraiment original et seulement rentable pour les artistes déjà bien établis, mais que vaut l’album en lui-même ?
Avant de répondre à cette question, revenons un peu en arrière. Après un With Teeth jugé par beaucoup comme manquant cruellement d’originalité Trent sort Year Zero, un brûlot surpuissant d’industriel électronique crado, puis Ghosts I-IV, un excellent double album d’industriel ambiant. Autant dire que pas mal de monde attendait le nouvel album avec impatience, Reznor semblant en plein renouveau créatif.
A la première écoute on décèle des idées très sympathiques comme ces guitares munies de distorsions électroniques encore plus sales qu’avant (si si, c’est possible), ainsi que ces sons totalement saturés rappelant du matériel audio poussé dans ses derniers retranchements.
Néanmoins, les premiers bémols apparaissent rapidement. Les pistes se ressemblent dangereusement tant au niveau des constructions, d’ailleurs redondantes chez Reznor depuis un bon moment, que des sonorités. Hop, on commence la chanson par un gros beat de batterie bien gras puis on fait entrer les guitares crades, une bonne basse et enfin la voix, en chantant de façon assez rythmique. Et pour les refrains, il suffit de passer à une ligne de chant un peu plus mélodique et de faire entrer un joli petit piano tristounet ou de plus grosses guitares. On finit après le deuxième refrain par une partie plus bruitiste et l’affaire est close. Bon, j’exagère de beaucoup mais l’idée y est car mis à part les quatre dernières pistes de l’album on reste presque toujours dans ce schéma tout de même très réducteur.
Ces quatre musiques sont d’ailleurs les meilleures de l’album, notamment les deux instrumentales tout simplement géniales (je suis encore sous le choc de The Four Of Us Are Dying !), et valent à elles seules l’achat de l’album. Encore heureux, pour un album gratuit !
Ceux qui, comme moi, se sont gentiment procurés l’album en format CD auront eu la joie d’obtenir un très beau digipack doté d’un artwork fort sympathique, de jolis stickers et d’un DVD pseudo-live de quelques chansons de l’album. Plutôt marrant à regarder mais pas du tout transcendant sur la longueur.
Loin d’être parfait, cet album est néanmoins un investissement rentable (oui oui, j’aime le comique de répétition) et reste très agréable à l’écoute. Malgré le fait qu’il pêche par son manque d’originalité tout un chacun devrait faire l’effort d’y jeter une oreille, au minimum pour la fin de l’album. Quand à Reznor, on espère qu’il peaufinera un peu plus le prochain quitte à laisser passer un peu plus de temps sans un de ses disques à nous mettre sous la dent (sic).
Extrait choisi : Echoplex (extrait du DVD)
DreamWorld
octobre 14, 2008
Dans une usine de création de rêves, la réalité est vite oublié …
Court métrage en 3D réalisé par des élèves de 2ème année de l’ESRA Bretagne.
J’ai participé à la bande-son en faisant une courte pièce musicale bruitiste représentant le déroulement de la journée (vers 2:45) et la musique finale.
Musique finale en entière :
Pour télécharger, cliquez ici (bouton droit, enregistrer la cible du lien sous…).

Cette création est mise à disposition sous un contrat Creative Commons.